25 octobre, 1415il y a 611 ans
Henri V remporte la bataille d’Azincourt

Informations clés
- Lieu
Près d’Azincourt
nord de la France
- Période historique
Guerre de Cent Ans
- Participants
Armée anglaise d’Henri V ; armée française conduite par de grands nobles et le connétable Charles d’Albret
- Issue
Victoire anglaise décisive
lourdes pertes dans la noblesse française
L’armée anglaise épuisée d’Henri V vainquit une force française plus nombreuse près d’Azincourt. La boue, l’étroitesse du terrain et les archers au longbow contribuèrent à l’une des batailles les plus célèbres de la guerre de Cent Ans.
Une campagne à bout de forces
Après la prise d’Harfleur en septembre 1415, Henri V mena une armée anglaise réduite vers Calais. La maladie, la faim et des semaines de marche avaient affaibli ses hommes. Les forces françaises suivirent la colonne, bloquèrent les passages de la Somme et grossirent progressivement. Le 24 octobre, la route du nord était barrée près d’Azincourt. Les effectifs exacts restent débattus, mais les Anglais étaient épuisés, mal ravitaillés et nettement moins nombreux. Henri aborda donc la bataille du 25 octobre dans une situation stratégique dangereuse.
Boue, terrain étroit et arcs longs
Le terrain pesa lourdement sur le combat. Les armées se faisaient face sur des champs labourés, enfermés entre deux bois et détrempés par la pluie. Les archers anglais protégèrent leurs positions par des pieux. Lorsque les Français entrèrent à portée des longbows, cavaliers et hommes d’armes durent avancer sur un front resserré. Les flèches désorganisèrent les charges et la masse française se comprima dans la boue. Le terrain ne suffisait pas à assurer la victoire, mais il réduisait l’avantage du nombre français.
L’effondrement de l’attaque française
Les charges montées françaises échouèrent à rompre les archers. Les hommes d’armes avancèrent alors à pied, péniblement, sous les flèches. Au contact, la bataille se transforma en mêlée extrêmement serrée. Les rangs arrière poussèrent ceux de l’avant et les hommes tombés rendirent les mouvements encore plus difficiles. Les archers anglais finirent par combattre avec des armes de main. La défaite française fut lourde, même si les estimations de pertes varient beaucoup. Henri conserva le terrain et put reprendre sa route vers Calais.
Victoire, politique et mémoire
Azincourt ne mit pas fin à la guerre de Cent Ans, mais transforma la réputation d’Henri V et renforça sa position en France. D’autres campagnes menèrent au traité de Troyes de 1420, qui le reconnut comme héritier de Charles VI, sans qu’il puisse jamais porter la couronne française. La bataille prit aussi une dimension culturelle immense : les chroniques anglaises la célébrèrent et Shakespeare fit de la Saint-Crépin une histoire nationale de courage. Les historiens modernes ont révisé de nombreuses estimations, mais Azincourt reste un exemple de l’effet du terrain, de l’organisation et de l’épuisement sur l’issue d’un combat.
Également ce jour-là
Sources
Les illustrations de cette page sont générées par IA, et non des images d’archive.


