
Pedro Martínez associe vitesse, changement de vitesse exceptionnel et contrôle remarquable. À son apogée, il domine les frappeurs pendant une période très offensive du baseball, remporte trois trophées Cy Young et entre au Hall of Fame dès sa première année d’éligibilité.
- Naissance
- 25 octobre 1971 · Manoguayabo, République dominicaine
- Nationalité
- Dominicain
- Rôle historique
- Lanceur de baseball · Analyste de baseball
De Manoguayabo au baseball professionnel
Pedro Jaime Martínez naît le 25 octobre 1971 à Manoguayabo, près de Saint-Domingue, dans une famille modeste de six enfants. Le baseball occupe une place centrale dans le quartier et chez les Martínez. Son frère aîné Ramón devient professionnel et attire l’attention des recruteurs sur Pedro. Les Dodgers le signent comme agent libre amateur en 1988. Sa silhouette mince fait douter certains observateurs de sa capacité à supporter la charge d’un lanceur partant. Après les ligues mineures, il atteint les majeures en 1992, travaille surtout comme releveur en 1993 puis est échangé à Montréal.
Montréal transforme le talent en as
À Montréal, Martínez devient enfin lanceur partant à temps plein. Sa balle rapide montante, ses lancers cassants et son changement trompeur deviennent redoutables. En 1995, il retire les vingt-sept premiers frappeurs de San Diego avant de perdre le match parfait en dixième manche. La saison 1997 est celle de l’explosion : bilan de 17–8, moyenne de points mérités de 1,90, 305 retraits sur prises et trophée Cy Young de la Ligue nationale. Il devient le premier lanceur dominicain à remporter le prix, puis est échangé à Boston.
Domination à Boston
À Boston, Martínez connaît l’un des sommets les plus impressionnants de l’ère moderne. En 1999, il affiche 23–4, une moyenne de 2,07 et 313 retraits sur prises, remporte la Triple Couronne des lanceurs et le Cy Young. La saison 2000 est peut-être encore supérieure : 1,74 de moyenne et un WHIP de 0,737 dans une période où l’attaque domine la ligue. Sa balle rapide proche de 100 miles à l’heure et son changement lancé avec le même geste rendaient la lecture presque impossible. Malgré des blessures ultérieures, il participe au titre des Red Sox en 2004.
Un héritage de Hall of Fame
Martínez joue ensuite pour les Mets puis les Phillies et termine sa carrière en Ligue majeure après 2009. Il totalise 219 victoires, une moyenne de 2,93 et 3 154 retraits sur prises, performances encore plus remarquables compte tenu de l’époque très offensive. En 2015, il entre au National Baseball Hall of Fame dès sa première année d’éligibilité avec plus de 90 % des voix ; Boston retire son numéro 45. Il devient aussi une figure majeure du baseball dominicain et soutient des projets éducatifs et caritatifs. Sa carrière montre que la taille ne détermine pas la puissance et que tromperie, contrôle et intelligence peuvent compter autant que la vitesse pure.
Sources
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